dependance aux opiaces pharmacologiques .

Tous ces moyens pour s'échapper de l'anxiété qui se révèlent être un piège terrible.

Modérateurs: nat, Phil, Newist, Oui,oui, Nathalie

dependance aux opiaces pharmacologiques .

Messagepar marc » Lun Juin 27, 2005 22:52

bonjour ,

pour survivre a un traumatisme personnel ,j ai choisis volontairement

d utiliser le tramadol ( topalgic ,trasedal etc ...) ,un opiace qui ,originele

ment ,est destine a calmer les douleurs .

j en consomme 2 grammes par jour depuis 2 ans .

il est absolument vrai que mes angoisses et attaques de panique se sont

immediatement etteintes ,et je dois la vie a ce medicament antalgique.

mais maintenant ,mon probleme est la dependance que je subis avec

cet opiace .

je recherche donc des conseils a ce sujet.

ce site me plait ,parcequ il est rigoureux et professionnel.

tout mon respect .
marc,48 ans .
17 rue jean robert 75018 paris
0172383837
tres modeste ecoutant benevole durant troix annees , a s-o-s suicide .
marc
Nouveau Membre
Nouveau Membre
 
Messages: 2
Inscrit le: Lun Juin 27, 2005 22:22
Localisation: paris 18eme .max-dormoy

Messagepar Oui,oui » Mar Juin 28, 2005 19:49

Bonjour Marc,

Comme tu le précises, l'utilisation prolongée de TRAMADOL peut provoquer une accoutumance. L'arrêt brutal d'un traitement prolongé entraîne parfois un syndrome de sevrage. Mais je vais un peu me renseigner autour de moi pour avoir un peu plus d'information sur ce médoc.

Quoi qu'il en soit, il semble évident qu'il a trouvé sa place dans la gestion actuelle de tes difficultés. C'est pourquoi, outre la dépendance physique, une dépendance psychologique semble s'être aussi installée. Le conseil le plus judicieux que l'on puisse te donner est de consulter un médecin pour la gestion du sevrage et un psychothérapeute pour gérer la problématique sous-jacente.

Éventuellement, si tu veux nous en dire un peu plus sur les circonstances de vie qui t'ont amené à consommer ?

Amicalement, :wink:

Pascal
Avatar de l’utilisateur
Oui,oui
Equipe de Troubles-anxieux.com
 
Messages: 150
Inscrit le: Lun Août 30, 2004 19:50
Localisation: Liège - Belgique

opiaces

Messagepar marc » Mer Juin 29, 2005 0:01

merci pascal

le probleme ,c est de trouver un bon psy et de lui faire confiance .
je me souviens d avoir ete avec un ami pour des raisons sportives,chez un psychiatre bien connu.
nous etions dans son cabinet de consultation quand la sonnette d appel de l interphone retentit .c etait une cliente.
apres lui avoir repondu et racrocher son combine ,il nous a dit -
encore une salope de pleurnicharde qui vient me faire chier.

ses consultations depassent largement les honoraires pratiques.
il est en est riche ,et c est comme ca qu il parle et pense de ses clients...

ok je vais reflechir a votre proposition de raconter ce qu il s est passe.
c est tres banal .
et si possible ,j attendendrai une eventuelle analyse de votre part ,
dans le temps bien sur .
il y a quelques annees ,j ai le un bouquin de serban ionescu ,
13 approches de la psychopathologie.
pas facile de faire un choix pour sa propre analyse,et encore pire lorsque
l on est soignant.
marc,48 ans .
17 rue jean robert 75018 paris
0172383837
tres modeste ecoutant benevole durant troix annees , a s-o-s suicide .
marc
Nouveau Membre
Nouveau Membre
 
Messages: 2
Inscrit le: Lun Juin 27, 2005 22:22
Localisation: paris 18eme .max-dormoy

Messagepar Oui,oui » Mer Juin 29, 2005 12:12

Salut Marc,

Ce n'est effectivement pas évident de trouver un bon psy qui soit disponible sans trop attendre et qui ne soit pas trop cher. Pour ce qui est du psychiatre dont tu cites l'exemple, il est franchement minoritaire dans sa profession, car, si beaucoup sont effectivement coûteux, ils sont néanmoins le plus souvent respectueux des gens avec qui ils travaillent. Enfin, pour ceux que je connais...

Sinon, si tu veux nous expliquer plus précisément ton parcours et tes difficultés, peut-être pourrons-nous essayer de voir avec toi quelle forme de thérapie te conviendrait (sachant que ça dépend aussi beaucoup de la personnalité du thérapeute.)

Au plaisir de te lire.

À très bientôt,

Pascal
Avatar de l’utilisateur
Oui,oui
Equipe de Troubles-anxieux.com
 
Messages: 150
Inscrit le: Lun Août 30, 2004 19:50
Localisation: Liège - Belgique

Re: dependance aux opiaces pharmacologiques .

Messagepar MAG » Sam Mars 22, 2008 4:59

Salut marc,

Est-ce que tu as suffisamment médité la proposition de Oui,oui de nous raconter les circonstances qui t'ont amené à consommer?

À bientôt!
MAG
King of the millenium
King of the millenium
 
Messages: 1467
Inscrit le: Jeu Août 23, 2007 22:09

Re: dependance aux opiaces pharmacologiques .

Messagepar stalker » Ven Fév 26, 2010 12:26

salut a tous

je connais un peu l'effet du tramadol. ça m'a servit d'"antidépresseur" pendant plusieurs mois

chaque cas est différent. compliqué et/ou confus. pour ma part j'ai développé des inhibitions sociales suites a des échecs professionnelles (entre autres),
perte de confiance, des difficultés progressive a m'affirmer en société, jusqu'à un certain isolement.

j'ai prit du topalgic 150 mg, 2 fois pas jour (à peu près) plus du tranxène (des doses assez modérées) pendant 4 mois

le topalgic a eu un effet immédiat : plus d'angoisse, plus de fissure, plus de faille, plus de "trou"... le sentiment d'être remplit

du coup j'ai repris ma vie en main, ménage, activité physique, lecture etc.

par contre, le sevrage a été très dur (trop brutal sans doute) et a duré longtemps (perte de sommeil, mal-être etc.)...

j'en ai repris de temps en temps, et à chaque fois, c'est le même sentiment de délivrance, de bien-être et d'énergie.

on reprend des initiatives ( a condition d'être un peu discipliné/motivé, sinon on peut rester à "jouir" de ce bien être morphinique, c'est un peu le danger)

j'ai rien trouvé d'autres pour soulager mes angoisses, ma déprime : sortir d'une apathie généralisée... le topalgic m'a bien aidé, mais son accoutumance me semble assez terrible. enfin j'ai eu une mauvaise expérience de sevrage qui s'est étalé sur plusieurs mois et m'a pas mal dégouté.

ceci dit, le tramadol me "manque" en permanence, parfois je vais voir mon médecin qui jusqu'ici a été d'accord pour m'en prescire ponctuellement (100 mg par jour pendant 1 mois) mais en fait il m'en faut au moins 200 mg par jour pour que l'effet levier fonctionne sur le psychisme, sinon c'est le marasme permanent... :?

ça ne guérit pas, mais ça soulage. un pansement sur une "hémoragie"

maintenant, bien que je sois tout les jours tenté d'en reprendre... j'ai toujours cru que mes problèmes venaient d'un dysfonctionnement de ma psyché (je ne me trouve pas au point sur le plan cognitif, nerveux etc.)

ceci dit je me rend compte que l'aspect social - pression sociale, familiale etc - est toujours en arrière fond chez moi. le problème ne vient peut-être pas de moi (culpabilité) mais d'être écartelé entre les demandes des autres, voir leur exigences (un passé qui n'a plus lieu d'être, mais la crainte est toujours là, le sentiment de victimisation peut se redéclencher a tout moment). il y a une sorte d'immaturité émotionnelle chez moi, une faille dans laquelle tout le monde s'est engouffré. j'ai répondu a tout les désirs des autres dans une sorte de mimétisme, jusqu'à ne plus savoir très bien qui je suis : j'ai perdu le "sens" de mon identité, et du coup j'ai perdu la chose la plus importante : le mot, la capacité a exprimer, affirmer qui on est.

j'ai l'impression depuis pas mal d'années, qu'il n'y a personne à l'intérieur de moi. le tramadol me permettait de m'accomoder avec ce sentiment "factice" de vide, de m'en détacher. et me remettre a accepter les informations extérieurs, m'engager un peu plus dans le "réel"...

je sais pas si je suis très clair.... un peu long surement :)

j'espère avoir des témoignages de gens dépendant au tramadol.. mais c'est vrai qu'une fois qu'on y a gouté c'est très dur de s'en passer, la tentation est là puisque ça résout tellement de problème... mais il est surement plus important de savoir de quoi et pourquoi on souffre, et quelle est cette chose ou ce problème qui nous écrase au quotidien... ne pas se voir soi-même comme un problème mais peut-être voir autour de nous ce qui peut nous plomber, nous intoxiquer (sans forcément condamner les autres a notre tour!)... cette excès de "pesanteur" ne provient pas forcément de nous-même...
stalker
Nouveau Membre
Nouveau Membre
 
Messages: 1
Inscrit le: Ven Fév 26, 2010 11:44


Retour vers Drogues et dépendances

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant actuellement ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité